
Un voyage réussi est un voyage où rien ne se passe
comme prévu. Nous avions pourtant passé la veille à tout peaufiner. L'itinéraire
était parfait : les arrêts stratégiques, l'ordre des visites, et surtout, le
timing pour immortaliser le célèbre château médiéval de Vianden sous ses plus
beaux angles. Spoiler : la réalité en a décidé autrement !
Le château cache-cache et le plan B de l'Our
Dès notre arrivée, le plan parfait s'est heurté à mon
sens de l'orientation. Trompé par l'adresse du premier panorama, nous nous
sommes retrouvés à photographier la superbe forteresse... à travers un rideau
de branches très indiscrètes. Qu'à cela ne tienne, après quelques détours, le
véritable point de vue s'est enfin offert à nous. Ouf, la carte postale est
dans la boîte !
Direction ensuite le fameux télésiège. L'objectif ?
Grimper sans effort à 400 mètres d'altitude pour rejoindre le chalet-restaurant
et dominer toute la vallée. Face à une file d'attente interminable, le verdict
tombe : nous boudons le téléphérique pour une alternative bien plus paisible.
Une jolie promenade à pied le long de la rivière de l’Our, rythmée par la
lecture émouvante et historique de la triste histoire de Josy Schmitz.
Un câlin à Victor Hugo et une vue imprenable
Au détour de notre marche, nous avons fait une
rencontre pour le moins statique mais mémorable. Nous nous sommes installés à
côté d’un monsieur que nous n’avions encore jamais croisé dans la région : un
certain Victor Hugo ! Le courant est passé si vite que Carine, mon petit ♥, n'a
pas pu s'empêcher de lui faire un câlin. Un homme charmant, ce Victor.
L’illustre écrivain nous a alors "invités"
chez lui. En visitant sa maison transformée en musée, nous avons pu découvrir
l’intimité de sa chambre, l'endroit exact où il écrivait et dessinait ce fameux
château surplombant la ville.
La quête manquée du vin de noix (et le drame de la
bière locale)
La visite terminée, les estomacs commençaient à crier
famine. En jetant un œil par la fenêtre de chez Victor, le "Restaurant
Café du Pont" nous a fait de l'œil. Nous avons traversé l'Our pour nous
attabler et commander un repas simple.
Nous étions venus à Vianden avec une idée fixe :
goûter au célèbre et traditionnel vin de noix local (Nëssdrëpp). Quelle
ne fut pas notre déception en apprenant que ce n'était absolument pas la saison
! Traverser une frontière pour s'entendre dire que le trésor local est
indisponible, c’est un comble.
Pour digérer la nouvelle, nous nous sommes rabattus
sur une bière locale. On dit souvent que les taux d'alcool élevés sont mauvais
pour la santé, mais après cette dégustation, je vous assure qu’un taux d'alcool
trop bas, c'est bien pire pour le moral !
Le mot de la fin
Avant de reprendre la route du retour, nous nous
sommes arrêtés à un ultime point de vue pour saluer une dernière fois la perle
des Ardennes luxembourgeoises. Malgré les petits couacs de parcours, les files
d'attente et l'absence de vin de noix, nous avons passé une magnifique journée.
Vianden, ce n'est que partie remise : on y retournera (à la bonne saison cette
fois) !
